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aristide leucate - Page 4

  • Une évocation de Carl Schmitt...

    Dans ce nouveau numéro de l'émission de TV Libertés, « Les idées à l’endroit », Alain de Benoist reçoit Aristide Leucate, docteur en droit, journaliste et essayiste, et Alexandre Franco, universitaire, professeur de philosophie au Portugal et au Brésil. Ils évoquent ensemble la figure et la pensée de Carl Schmitt, le grand juriste et philosophe politique allemand, auteur notamment de La notion de politique (Calmann-Lévy, 1972 et, en collection de poche, Flammarion, 1992).

     

                                         

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  • En finir avec la République ?...

    Le nouveau numéro de la revue Réfléchir & agir (n°56 - été 2017) est disponible en kiosque. Le dossier (à charge) est consacré à la République. Évidemment, Marianne passe un mauvais quart d'heure. On peut tout de même regretter que la conception virile, et romaine, de la République soit expédiée en deux lignes dans le texte d'introduction... Pour le reste, hors dossier, on trouvera d'excellents articles et un bon entretien avec Piero San Giorgio !

     

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    Au sommaire :

    Tour d'horizon

    Antipasti

    Présidentielles 2017, par Eugène Krampon

    DOSSIER : Il faut buter la République

    Pourquoi la République est-elle un régime toujours né dans le sang, par Aristide Leucate

    Entretien avec Pierre Hillard

    La France, une nation juridique ou une nation par héritage ?, par Eugène Krampon

    Entretien avec Alain Escada

    République scolaire, école mortifère, par le CREA

    Entretien avec Jean-Noël Audibert

    A bas la République ! Et après ?, par Georges Feltin-Tracol

    Grand entretien

    Piero San Giorgio

    Héritage

    L'ours et nous..., par Klaas Malan

    Réflexion

    L'Idiot international, par Georges Feltin-Tracol

    Spiritualité

    Pèlerinage aux sources du Gange, par Christian Bouchet

    Histoire

    Le tyrannicide, une tradition sacrée, par Flavien Blanchon

    Bande-dessinée

    La case de l'Oncle Charlier, par Pierre Gillieth

    Un livre est un fusil

    Julien Freund. L'essence du politique, par Georges Feltin-Tracol

    Notes de lecture

    Musique

    À la cour du Roi Cramoisi, par Thierry Durolle

    Disques

     

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  • La revue de presse d'un esprit libre... (14)

    Veilleur.jpg

    La revue de presse de Pierre Bérard

    Au sommaire :

    Dans le cadre de l'émission Les idées à l'endroit qu'il anime avec Olivier François, Alain de Benoist reçoit Michel Onfray et Thibaut Isabel. Ensemble ils se livrent à des échanges extrêmement riches et fructueux sur les idées de Pierre-Joseph Proudhon, l'un des principaux fondateurs du socialisme français. C'était l'époque où le socialisme ne s'était pas encore fondu dans la gauche pour y perdre tout sa charge dissidente (lire à cet égard Jean-Claude Michéa).
     
    • Les coulisses dune émission pas comme les autres. Alain de Benoist recevant Michel Onfray à Télé-Libertés. Onfray déclarait après l'émission : "il ne faut pas attendre grand chose de ceux qui nous dirigent. Les vrais changements viendront d'en bas. On voit tout de même que les mentalités évoluent".
     
     
    Julien Rochedy, regardant cette émission, en tire argument pour annoncer la fin de l'ère idéologique débutée avec la Révolution française et analyse ce que ce changement de paradigme implique quant à notre horizon de sens.
     
     
    • Pour Michel Onfray ceux qui se présentent en France comme la "gauche" et la "droite" mènent la même politique tant sur le plan intérieur (libéralisme) que sur le plan extérieur (adhésion à la vision hégémonique des États-Unis). La gauche a changé "son" peuple "old school" en affichant ses préférences pour les marges foucaldiennes (voir les analyses de François Bousquet) et en privilégiant  la flexibilité pour le prolétariat au dépens de sa sécurité. Il plaide mezzo voce pour les dictatures laïques du proche orient, faute de mieux, et fustige à cet égard l'influence néfaste de Bernard-Henri Lévy et de tous les apôtres maximalistes du Bien. Il s'affirme partisan d'une négociation avec l'État islamique. Selon lui la France est dans un état d'insécurité absolue et Il y a peu de chances que ceux qui sont susceptibles d'être élus aux prochaines élections présidentielles viennent à réduire cet état tant ils sont dépourvus de la moindre intelligence politique. Onfray revendique hardiment la posture du tragique et voit poindre les germes de la guerre civile.
     
     
    François Bousquet présente brillamment son livre de déconstruction d'un penseur éminent et intouchable, Michel Foucault. Son ouvrage Putain de Saint Foucault : Archéologie d'un fétiche est paru aux éditions Pierre-Guillaume de Roux.
     
     
    • Parution du numéro 44 de la revue Krisis consacrée à la modernité. Cette revue est dirigée conjointement par Alain de Benoist et Thibault Isabel. Couverture et sommaire ici.
     
     
    • Deux tribunes d'Alain de Benoist sur Boulevard Voltaire. La première porte sur le "modèle hongrois" et la volonté d'Orban de bâtir une démocratie Illibérale ne se contentant pas de consacrer l'individu mais reconnaissant la légitimité du peuple en tant qu'il est un collectif producteur de commun. La seconde porte, elle, sur "Le seul véritable clivage actuel... celui qui oppose la France périphérique à la France urbanisée, le peuple aux élites mondialisées, les gens ordinaires à la caste, les classes populaires à la grande bourgeoisie mondialiste, les perdants aux profiteurs de la mondialisation, les tenants des frontières aux partisans de l'ouverture, les invisibles aux sur-représentés, bref ceux d'en bas à ceux d'en haut".
     
     
     
    • Entretien de Jean-Pierre Le Goff avec Alexandre Devecchio paru dans le Figaro Magazine. L'auteur de Malaise dans la démocratie y développe l'idée selon laquelle nous assistons à la fin d'un cycle qui se termine dans le chaos.
     
    Francis Cousin examine brièvement le cas Trump du point de vue de son analyse radicale du fétichisme du spectacle marchand en notant que les médias du capital le désigne toujours comme le "candidat milliardaire", ce qu'il ne font jamais pour son opposante Hillary Clinton et comme il ne le firent pas non plus pour Dominique Strauss Kahn, par exemple, qu'ils auraient pu désigner à bon droit comme mari de la journaliste milliardaire Anne Sinclair ou pour Botul qui n'est jamais présenté comme "philosophe" milliardaire. Il se trouve que c'est pourtant Clinton qui porte le projet de colonisation du monde par le capital. Bien sûr la candidature Trump n'a aucun intérêt du point de vue de la subversion sociale mais son déclassement en a un du point de vue de la tyrannie médiatique chargée de répandre les tabous et les totem aliénatoires de la diversion, de la manipulation et de la domestication. Très bonne intervention malgré le jargon post-situ mis en oeuvre de façon répétitive. 
     
     
    • Le philosophe réparateur de motos (comme Spinoza polissait des lentilles) Matthew B. Crawford dont Jean-Claude Michéa fait grand cas était l'invité sur France-culture de l'émission La grande table. Depuis le succès de son premier essai paru en 2010 Éloge du carburateur, en fait un éloge du travail manuel, il attire notre vigilance sur l'économie de l'attention, bien monétisable.  La publicité s'adresse à des individus passifs et ne fait pas appel à la compétence, les objets en revanche, si, et ils nous soumettent activement à la réalité. Le marketing publicitaire nous prive du monde en faisant jouer notre narcissisme, tandis que les objets nous y ramènent. 
     
     
    Élisabeth Lévy présente la livraison de juin de son mensuel Causeur consacrée à Alain Juppé,"Le pire d'entre nous ?". Dans cet entretien elle déclare que le terranovisme de droite, incarné par Juppé, candidat du parti des médias et des sondeurs, ne lui plait pas plus que le terranovisme de gauche. Elle ajoute qu'une grande partie de la population peut supporter le chômage et l'appauvrissement, pas la perspective de sa disparition comme peuple (on se reportera à cet égard aux analyses développées par Vincent Coussedière dans son dernier livre Le retour du peuple An I). À tort ou à raison une partie de la France des invisibles décrite par Guilluy se sent menacée dans son identité collective par l'immigration de masse et par la progression d'un islam séparatiste. Réflexions bigrement toniques.
     
     
    • En explorant jusqu'à sa moelle l'inconscient politico-racial de Houria Bouteldja (Parti des Indigènes de la République) ce texte du Lys Noir en forme de roman d'anticipation en vient à dévoiler bien des ressorts de notre société, c'est pourquoi il plaide, contre la mégamachine, pour une extension horizontale du domaine de la lutte. L'Action Française deviendrait-elle, au fur et à mesure que s'estompe son Saint Graal (le retours de la monarchie) un refuge pour dandys à l'humour vache mais d'excellente facture ?
     
     
    • Quand on aime on ne compte pas. Toujours à propos de Houria Boutldja mais aussi de Éric Cantonna, de Karim Benzema et de Jamel Debbouze le républicain Jean-Paul Brighelli s'emporte et pose une bonne question : qui sont les véritables "racistes" ?
     
     
    • L'Association pour l'histoire organisait en Mai un colloque consacré aux "Relations franco-russes XVIII-XXI siècles". Ci-jointe la communication de Philippe Conrad sur l'alliance militaire franco-russe de 1893-1894. Philippe Conrad est directeur de la Nouvelle Revue d'Histoire.
     
     
    • Depuis le mois de janvier se développe une campagne de presse européenne contre le nouveau gouvernement croate et plus précisément contre son ministre de la culture, Zlatko Hasanbegovic. Une pétition digne du meilleur l'Agitprop a notamment paru dans le quotidien Libération (23 mai) contre le jeune historien accusé d'un capharnaüm de pensées délictueuses : nostalgies oustachies, révisionnisme et sympathies génocidaires. Elle fut contre-signée par une ribambelle de grandes consciences telle l'inévitables Caroline Fourest, le toujours fringuant Toni Negri condamné à trente ans de prison pour meurtre, le dramaturge Dario Fo et Alain Finkielkraut dont on se demande ce qu'il fait dans cette galère. Néanmoins Ivan Zvonimir dissident durant l'ère Tito et président du Comité Helsinki pour les droits de l'homme a fait litière de toutes les diffamations qui visent Hasanbegovic suivi en cela par 150 historiens et personnalités de la culture croate. La gauche croate dont le monopole est menacée se rebiffent à coup de médisances et d'impostures et trouve nombre de soutiens internationaux. Ci dessous Jure Georges Vujic rétablit pour la fondation Polémia un peu de clarté sur cette sombre histoire.
     
     
    • "Poutine a ressuscité la lutte des sociétés holistes contre les individualistes" telle est la leçon qu'Éric Zemmour retire de la lecture de La guerre des mondes, livre que vient de faire paraitre Mathieu Slama aux Édition de Fallois.
     
     
    • Dans un entretien Gérard Dussouy  poursuit avec réalisme la réflexion entamée dans son livre : Fonder un État européen, préfacé par Dominique Venner. Pour lui le travail entrepris par l'Institut Iliade est essentiel afin que l'Europe ait un avenir autonome.
     
     
    • Affirmer que le Grand Remplacement n'est qu'un fantasme relève d'un déni de réalité pour Jean-Yves Le Gallou.
     
    • La réalité crue de l'immigration sauvage à Mayotte, devenue un département français par la volonté "progressiste" du président Sarkozy expliquée ici par Michel Lhomme. Il y ajoute des considérations à propos d'une loi votée en mars 2016 par droite et gauche réunie qu'il dénomme "loi de fratrie" et qui étend toujours plus le droit à l'immigration.
     
     
    • Sur le site Idiocratie, une bonne analyse à propos du terrorisme islamique envisagé comme un conflit de basse intensité.
     
     
    • Entretien avec l'analyste stratégique suisse Jacques Baud qui vient de publier un ouvrage intitulé Terrorisme, mensonges politiques et stratégies fatales de l'Occident. Il porte un regard critique sur l'ensemble de nos interventions au Proche-orient dans ce livre sans concession puisque selon lui les gouvernements occidentaux  auraient délibérément provoqué la violence islamiste sous nos latitudes pour couvrir leurs déboires en politique intérieure. De ce fait le danger principal ne vient pas toujours des cibles que le complexe médiatico-politique nous contraint d'interroger. Dialogue très instructif paru sur Breizh-info.com.
     
     
    • Critique de l'ouvrage sus-mentioné de Jacques Baud paru sur le site de Theatrum Belli.
     
     
    • Interview de Jean-Louis Harouel qui vient de publier Les droits de l'homme contre le peuple (éditions Desclée de Brouwer): "Sur le sol européen, l'islam a profité à plein des droits de l'homme". 
     
     
    • Dans une interview diffusée le 31 mai sur I-Télé, Julian Assange multiple les analyses lucides sur la soumission et l'inféodation de la France vis à vis à la stratégie des États-Unis. Rappelons que notre pays qui admet sur son territoire chaque année des dizaines de milliers de demandeurs s'asile a refusé cette protection à Julian Assange comme à Edward Snowden qui n'a pu trouver son salut qu'auprès de Wladimir Poutine...
     
     
    • "Il faudra faire des choix décisif" tel est le message que Yannick Jaffré s'efforce de transmettre dans l'interview qu'il donne à Breizh-info. Il y exprime de manière originale son sentiment sur l'affaire Black M, sur Aymeric Chauprade, sur le front national dont il regrette qu'il n'accorde à la question de l'identité qu'un attention lointaine faite d'abstraction et se mouvant dans un contractualisme aseptisé. Pour lui si d'aventure il accédait au pouvoir il ne parviendrait pas  à éviter ce qu'il appelle "le grand choc". 
     
     
    • "Comment confier mon destin spirituel à un homme qui refuse de désigner l'ennemi pour ce qu'il est ? Notre solitude s'accroît. L'Église devient une partie de notre désert et son discours officiel dresse notre croix sur un ciel déjà tourmenté par la guerre, la déchéance morale, la catastrophe écologique, la ruine des nations". Ainsi parle le catholique Richard Millet à propos du pape François.
     
     
    • Il y a dix ans Dominique Venner tirait le bilan de la bataille de Verdun dans son éditorial de la Nouvelle Revue d'Histoire.
     
     
    • Enfin, on se pousse un  peu pour faire place à la dernière co-production cinéphilique franco-ukrainienne consacrée à ce qui est sans doute un simple trafiquant d'armes grimé en "terroriste d'extrême droite". Bref un Breivik français purement fictionnel destiné à enrichir le légendaire antiterroriste et à "équilibrer" la menace. Ici traitée par Aristide Leucate.
     
     
     
    RENCONTRES DE BÉZIERS, LES AVIS EN FORME DE BILAN :
     
    • Voir les interventions les plus marquantes des rencontres de Béziers sur les site de Boulevard Voltaire.
     
     
    • Le bilan de ces rencontres tracé par Jean-Yves Le Gallou s'avère très positif. Il y voit une victoire de la sensibilité et de la revendication identitaire que le Front national s'efforce officiellement de gommer. Florian Philippot ayant déclaré que les rencontres de Béziers constituaient un "flop d'extrême droite", Le Gallou voit à raison dans cette qualification infamante un propos bien peu pertinent qui ne fait qu'alimenter la rhétorique de ceux qui abusent de ce qualificatif. Le "c'est pas moi, c'est l'autre" est une manière de dérobade qui se retourne le plus souvent contre son auteur.
     
     
    • La déception attendue de Julien Rochedy qui dit sortir de ce week-end assez meurtri n'y ayant pas vu se concrétiser "la grande alliance de droite". Mais qu'est-ce que la "droite" d'aujourd'hui sinon le nom dont s'est emparé le révolutionnarisme libéral le plus abject ?
     
     
    • Selon Gabriel Robin le peuple de droite n'existe pas plus que le peuple de gauche.
     
     
    • Sur le blog du libéral Ivan Rioufol.
     
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  • Français de souche ? Présent !...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue d'Aristide Leucate, cueilli sur Boulevard Voltaire et consacré à la polémique lancée par les médias du système contre Alain Finkielkraut à la suite de son utilisation de l'expression "Français de souche"...

    Aristide Leucate a récemment publié un essai intitulé Détournement d'héritage (L'Æncre, 2013).

     

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    Français de souche ? Présent !

    Il y en a assez, de ces théologiens de l’aberration cosmopolite, transgenre et transfrontière, qui prodiguent, du haut de leur chaire subventionnée, des leçons de rééducation morale aux « déviants » populistes et forcément racistes. Le nouvel oukase sémantique tient, désormais, dans l’impérative proscription de se réclamer de souche française. Alain Finkielkraut vient ainsi d’être dénoncé auprès du CSA, pour avoir osé défendre les « Français de souche », de même que Denis Tillinac, à l’occasion de son jubilatoire éloge de la liberté intitulé Du bonheur d’être réac. Dans l’émission « On n’est pas couché » de l’inoxydable Ruquier, Denis Tillinac a été sommé, séance tenante, de se justifier devant le Kommissaire stalinien, Aymeric Caron, quant à son appartenance « souchiste » !

    Français de souche. Voilà un syntagme qui, aussi longtemps que l’auteur de ces lignes s’en souvienne, ne faisait guère débat, ni polémique, il y a encore quinze ou vingt ans. L’on pouvait se dire Breton, Périgourdin ou Vosgien de souche, sans que de sournois Torquemada aux petits pieds balancent l’épuré à la vindicte politico-médiatique. D’ailleurs, quoi de plus naturel que de revendiquer une appartenance à un territoire déterminé, surtout lorsque ses aïeux s’y sont fixés depuis des lustres au point, précisément d’y faire souche ? Mais voilà ! Ce qui serait bon pour l’horticulture ne le serait pas pour l’écologie humaine et des civilisations, pour reprendre la belle formule de l’essayiste Hervé Juvin dans son dernier opus sur La Grande Séparation.

    Pourtant, au fond, qu’est-ce qu’un Français de souche, si ce n’est une personne dont les origines familiales, géographiques et historiques sont suffisamment anciennes et lointaines pour qu’avec le temps, l’on ait fini par en oublier la provenance initiale ? Bien plus, si certaines vieilles familles françaises, grâce au carbone 14 d’une généalogie bien tenue et suivie de génération en génération, sont à même de dater leur implantation dans telle ou telle région ou terroir, d’autres, par l’effet d’un lent processus d’assimilation, ont pu se forger les mythes fondateurs nécessaires à leur enracinement.

    Remonter à Henri IV ou se réclamer d’une présence permanente et continue en France depuis Napoléon III met chaque Français en résonance avec son histoire. Se l’appropriant et la métabolisant, sa destinée se confond alors inexorablement avec celle de son pays. Celui-ci devient « patrie », ou terre des pères, c’est-à-dire foyer originel de ceux qui ont fait souche avant soi, tandis qu’il se subsume en « nation », berceau de notre « nascio » ou naissance. Ce faisant, chaque Français se trouve littéralement incorporé au sein de cet héritage indivis qu’il se doit, humblement mais fièrement, de transmettre tout en l’enrichissant de ses propres apports.

    Empêcher de penser, de dire et donc de vivre cette réalité revient à faire de la France, non point ce jardin agrémenté de mille et une espèces enracinées dont la sève se nourrit de l’humus de la terre ensemencée par les anciens, mais un supermarché de monades déboussolées.

    Français de souche ? Présent !

    Aristide Leucate (Boulevard Voltaire, 6 mars 2014)

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  • Détournement d'héritages...

    Les éditions L'Æncre viennent de publier un essai d'Aristide Leucate intitulé Détournement d'héritages - La dérive kleptocratique du monde contemporain. Docteur en droit et journaliste, Aristide Leucate collabore notamment à Boulevard Voltaire.

     

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    Devenir nomades, apatrides, déracinés, acculturés, métissés, aseptisés…

    Vous balayez beaucoup de thèmes, l’islam côtoyant la « mal-bouffe », elle-même voisinant avec la diplomatie, le « pouvoir d’achat » et des portraits politiques.

    En choisissant pour titre Détournement d’héritages, j’ai emprunté une formule que les notaires connaissent bien, mais aussi ceux qui se disent victimes d’indélicatesses de la part de défunts qui les auraient déshérités. Par-là, j’ai souhaité montrer la vie des gens, notre vie. Nous sommes quotidiennement confrontés à des problèmes aussi divers que l’alimentation, la santé, la météo, la peur, etc. Tous les jours, le journal télévisé, la radio ou Internet relatent les horreurs et autre événements de l’humanité. Quand vous prenez le métro, vous vous affrontez à la réalité brute et entêtée, celle qui vous fait prendre conscience (si vous faites marcher votre sens critique) de tous ces thèmes abordés dans mon livre.

    Vous traitez aussi de l’homosexualité et de l’antiracisme. Deux questions relativement explosives quand on sait que la liberté d’expression en ces domaines est en résidence surveillée.

    Les débats, souvent vifs, qui ont opposés partisans et contempteurs du « mariage » pour tous et la victoire indiscutée des premiers est symptomatique, à cet égard, de la prégnance de ce discours univoque et, in fine, totalitaire, de la psychanalyse auto-érigée en arbitre des orientations sexuelles. À l’évidence, il me semble que l’enracinement de ce discours dans l’esprit de l’opinion comme dans celui de l’université, a contribué à l’émergence de théories farfelues (« gender », mariage homosexuel, homoparentalité, etc.), appuyées par des revendications marginales, mais puissamment relayée au sein des médias et des cercles de pouvoirs. Il en va de même concernant la question de l’antiracisme, que j’aborde sous l’angle, là encore, totalitaire, d’une religion d’État.

    Mon propos sera loin de faire l’unanimité, je sais. Et alors ! En cohérence avec ma démarche, si je combats la pensée unique de gauche, ce n’est pas pour me complaire et m’encaserner (et avec moi, les lecteurs) dans une pensée unique de droite. C’est pourquoi j’appelle à une lecture attentive et subtile de ce livre touchant bien d’autres domaines qui sont autant d’indices de la dépossession de nous-mêmes, en tant que peuple, en tant que Français, en tant qu’Européens.

    Pourquoi avoir sous-titré votre livre « la dérive kleptocratique du monde contemporain » ?

    Le sous-titre éclaire bien souvent le titre. Par l’usage d’un mot quelque peu inusité, j’ai voulu montrer (et c’est tout le propos du livre) que nous étions volés à nous-mêmes par ceux qui nous dirigent. En d’autres termes, nous ne nous reconnaissons plus nous-mêmes. C’est un fait indéniable que nos sociétés contemporaines changent de visage sous les effets conjugués d’une immigration de masse (qui est le vecteur de l’islamisation de nos pays) et d’une société de consommation de plus en plus addictive et hédoniste (donc superficielle et éphémère), avec l’obligation corollaire de communier obligatoirement dans la religion totalitaire des droits de l’homme. Tels sont, selon moi, les marqueurs principaux de l’idéologie mondialiste. Le problème, voire le danger absolu pour notre civilisation française et européenne, est que nous finissons par « oublier » progressivement notre être profond et que nous ne savons plus dans quelle direction nous allons. Nous sommes devenus des consommateurs mondialisés, c’est-à-dire, nomades, apatrides, déracinés, acculturés, métissés, aseptisés (par l’hygiénisme ambiant), conformistes (notre esprit critique ayant été étouffé par le « politiquement correct »).

    Vous brossez un tableau apocalyptique…

    Hélas, je n’y suis pour rien, puisque je me suis borné à photographier la réalité en assortissant mes clichés d’une grille d’interprétation, laquelle est forcément subjective, donc discutable. Mais casser ou cacher le thermomètre ne fait nullement redescendre la température et la grippe est toujours là.

    Aristide Leucate, propos recueillis par Fabrice Dutilleul

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  • Pour une insurrection conservatrice !...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue d'Aristide Leucate, cueilli sur Boulevard Voltaire et consacré au rassemblement des opposants au mariage homosexuel et à ce moment où l'on doit passer de la protestation à l'insurrection populaire...

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    26 mai : pour une insurrection conservatrice

    Le mot d’ordre est lancé depuis quelques semaines. Les réservations de TGV ont sensiblement augmenté depuis la manifestation de mars dernier, les « Veilleurs » continuent, çà et là, de se réunir dans les villes… Pour autant, le cœur y est-il encore ?

    Le 26 mai, on annonce un rassemblement plus impressionnant que ceux de janvier et mars. Voire. Car la question se pose de l’opportunité historique de faire choir le système sur ses bases. Le problème du « mariage » homosexuel est, tout à la fois, grave et dérisoire par sa portée politique et symbolique. Grave dans sa vaniteuse et totalitaire prétention prométhéenne à instaurer au forceps une nouvelle société en normalisant les marges ; dérisoire dans la priorité donnée à des caprices infantiles d’homosexualistes quérulents et ultra-minoritaires (mais puissants), alors que notre pays ne compte pas moins de 5 millions de chômeurs ! Le contraste est plus que saisissant : littéralement sidérant.

    Alors, en prenant la partie pour le tout, ne serait-il pas temps d’initier un « Mai 68 » à l’envers, c’est-à-dire une véritable contre-révolution politique et culturelle — à l’instar de ce que préconisait Joseph de Maistre, en son temps, à propos de la Révolution française —, ce par tous les moyens, mêmes légaux ? Non pas faire une révolution contraire, mais le contraire d’une révolution. La « pensée 68 », selon la formule fameuse de Luc Ferry et Alain Renaut, semble à bout de souffle et la nouvelle vague de ses plus illustres représentants, vieillissante bien que toujours agissante, à la manière de ces canards décapités qui continuent à marcher, mus par un insolent réflexe de vie.

    Oui, mais voilà, si les penseurs sont déclinants, la pensée (ou non-pensée), quant à elle, par son déconstructivisme, son post-marxisme et son hétéronomie narcissique, conserve de sa vigueur. Nolens volens, depuis deux générations, elle encalmine notre peuple dans des postures politiquement correctes conditionnées par l’école, les médias, le « mainstream » sous-culturel, etc., lesquelles ont fini par étouffer toute velléité réactionnaire.

    « Vivre c’est réagir ! », clamait Charles Maurras. Cette faculté de réagir s’apprécie à l’enseigne du vitalisme qui nous irrigue. Nos compatriotes, engoncés dans la défense consumériste et égoïste de leurs acquis sociaux, éprouvent, en dépit de belles mais sporadiques intentions performatives, de réelles difficultés à s’affranchir des évangiles de la pensée unique, pour oser, enfin, monter sur les barricades et jeter loin les pavés. Ainsi, dans ces colonnes, Alain de Benoist reprochait très justement à Frigide Barjot « d’avoir fait preuve de légalisme excessif et de n’avoir pas compris qu’une manifestation a d’autant moins à respecter la légalité qu’elle entend lui opposer une légitimité. N’ayons pas peur des mots : une manifestation est un acte de guerre politique. On y est appelé à prendre et à donner des coups. En bref, c’est une épreuve de force. Vouloir éviter cette épreuve de force est une faute grave ».

    Pour paraphraser Édouard Berth, disciple de Georges Sorel (l’auteur des Réflexions sur la violence), une manifestation doit être la forme révolutionnaire de la guerre. Notre confrère helvétique, La Nation-Journal vaudois (3 mai), par la plume d’Olivier Delacrétaz, estimait que « la manifestation de rue a ses lois. Elle doit s’amplifier sans cesse, se répandre partout, généraliser ses slogans, durcir ses exigences, susciter de part et d’autre le sentiment d’une force que rien ne peut arrêter. Ses meneurs doivent être prêts, comme l’étaient les acteurs du printemps arabe, à affronter la police, à se faire matraquer et arrêter, à risquer leur peau (…) Quoi qu’il en soit, [Frigide Barjot] a rompu la dynamique d’amplification en annonçant que son propre service d’ordre dénoncerait les casseurs à la police. Rognant les griffes de son mouvement, elle rejoignait l’ « ordre républicain », la correction morale et l’insignifiance politique ».

    Il est des insurrections qui subliment des légalités fatiguées à force d’être scrupuleusement respectées, souvent par les mêmes qui pleurnichent contre les méchants CRS. Nos concitoyens n’ont gardé du marxisme post-soixante-huitard que l’écume vile d’un gauchisme embourgeoisé les ayant rendus amnésiques de leur longue histoire insurrectionnelle, des monarchomaques à la Commune, en passant par Étienne Marcel et les Vendéens.

    Hissons encore le pavillon de l’espérance mais sachons raison garder quant aux ressorts abîmés du populisme dont Vincent Coussedière a magistralement dressé l’éloge, en le définissant comme « l’affirmation [éminemment politique] d’un attachement profond à une tradition [de sociabilité] qu’il s’agit d’imiter [et de la liberté de continuer à le faire] ».

    Le réveil populiste est, en effet, la condition d’une insurrection conservatrice. Si l’insurrection n’est pas la révolution, elle est, comme l’écrivait Emilio Lusso, dans sa Théorie de l’insurrection, « le seul moyen par lequel s’ouvre une révolution ». À bon entendeur…

    Aristide Leucate (Boulevard Voltaire, 20 mai 2013)

     

     

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